Depuis quelques temps, une nouvelle voisine s'est installée sur le pallier d'en face. Je ne l'ai que très peu croisée et d'ordinaire cela ne m'aurait pas interpelée. Plutôt sage, je n'ai jamais vraiment pris le temps de regarder les autres. Mais la, je me surprenais à regarder par l'oeillet de ma porte d'entrée dès que j'entendais du bruit. Comment était-ce possible, je mis ce comportement sur le dos de la curiosité. Pourtant une fois mon coeur se mit a battre la chamade alors qu'elle regardait du coté de ma porte comme si elle avait vu à travers. Il faut remonter au moins a mon adolescence pour retrouver de tels sentiments. Elle m'avait peut etre decouverte, j'étais honteuse mais j'adorais, je dois bien le reconnaitre. quelques jour plus tard, tandis que je composais mon code sur l'interphone en bas de l'immeuble, un taxi déposa ma voisine. Le taxi ouvrit le coffre et en sortit de nombreux sacs de courses. Naturellement, je proposais à ma voisine de l'aider à porter ses sacs. "c'est tres gentil merci, je crois qu'on habite en face non ?" Je répondis oui. j'étais sous le charme de cette femme. Il émanait d'elle quelque chose de spécial. Une allure, un parfum, une voie... rien de vulgaire, rien de trop snob... Le juste milieu. La suite était surréaliste, je me suis retrouvée à la suivre avec tous ses paquets tandis qu'elle n'en portait aucun : "Je vais nous appeler l'ascenseur" Mon sort était scellé. Je n'en savais rien à ce moment précis... Dans l'ascenceur nous avons discuté de rien d'interressant. Elle m'a demandé de déposer les paquets chez elle. Je voulais voir son intérieur, capter quelques intimités de cette voisine. Je ne me suis même pas posée de question quand au fait que je portais seule ces paquets. "on prend un café ?" comment refuser, il n'y avait rien d'anormal dans cette invitation et j'en étais ravie. Après quelques discussions j'ai apris qu'elle s'appelait Anne. Tandis que l'on bavardait, je lui ai demandé si on pouvait se tutoyer, comme nous étions voisines cela allait de soi. "je veux bien te tutoyer, mais toi tu me vouvoies, j'aime bien qu'on me vouvoies". Ce fut pour moi comme si elle m'avait donné une gifle. Que répondre. Cette femme était non seulement boulversante visuellement, elle l'était aussi dans son comportement. Je ne sais pas pourquoi, mais a ce moment j'étais comme ivre. Elle aurait pu faire ce qu'elle voulait de moi. je n'avais jamais ressenti cela dans le passé, et encore moins pour une femme. Je continuais donc en la vouvoyant, et je me hasardais à l'interroger sur la configuration de son appartement. "Tu sais, je crois que nous allons bien nous entendre en voisines. Je dois reconnaitre que cela aurait un coté pratique de t'avoir à quelques mètres. Dommage que je n'ai pas le temps cet après-midi, on aurait pu développer notre conversation et pourquoi pas savourer quelques bons moments ensemble. La semaine prochaine, même heure nous continuerons notre conversation". Par cette phrase elle me jetait dehors, mais il y avait tant d'équivoque que j'étais dans un état ! En passant la porte elle me dit dans l'oreille "attention ma belle, si jamais nous reprenons cette conversation, je suis plutôt du genre sévère, si tu viens c'est en connaissance de cause". De retour chez moi, j'étais complètement boulversée, quelle était la signification de tout cela. Surtout, soyons franche, je restais sur ma faim. Un sentiment immense de frustration, un mélange de plaisir, de révolte. J'ai filé sous la douche pour me reprendre. Je n'allais quand même pas tomber amoureuse d'une bonne femme. Ce n'était pas moi. Une fois la douche passée, je me dis qu'après tout, tout cela n'était pas bien important. Advienne que pourra, j'étais une personne adulte et je saurais très bien gérer cela. Et si je devais aller plus loin avec ma voisine, cela n'avait pas beaucoup d'implication. Je pouvais même m'être imaginée à tord des choses, tout cela était gérable. Je me dis même qu'il fallait profiter de ces instants, car ils ne se représenteraient pas de si tôt. . Inutile de préciser que cette fois j'étais passée en mode espionnage de ma voisine. Je surveillais le pallier en permanence. Je la vis le lendemain soir rentrer chez elle accompagnée d'un homme. Cela me dérangea et me confirma que j'étais tout simplement amoureuse de cette nana. A la bonne humeur de la veille, suivit une humeur maussade. Que faire ? Pour finir de me traumatiser, je trouvais le lendemain dans ma boîte à lettres une grosse enveloppe épaisse sur laquelle était simplement écrit : pour Marie. Je l'ouvris dans le hall de l'immeuble me demandant bien ce que cela pouvait être. A l'interieur, il y avait un emballage transparent avec quelque chose dedans et un post-it collé dessus. Sur le post-it, un mot qui disait "Lorsque tu viendras, j'exige que tu la portes. D'ici la, comme elle est neuve, arranges toi pour lui donner une odeur un peu plus féminine. Elle se porte comme une culotte traditionnelle...". J'ai retourné l'emballage et compris ce qu'il contenait. Une authentique culotte de plastique. De retour à mon appartement, j'ai sorti la culotte. C'était une couche-culotte à pression comme j'en avais porté enfant, mais taille adulte. Comme j'ignorais jusqu'à l'existence d'un tel objet, je fus complètement déboussolée. Se moquait elle de moi. Il fallait tout de meme que j'essaie. Hors de moi, j'ai enlevé mon pantalon et je me suis langée debout. Je n'étais pas très adroite pour fermer les boutons pressions et quand j'en fixais un, l'autre sautait. Je finis par m'asseoir et j'arrivais a mes fins. Le clic des boutons pression m'avait ramené plein de souvenirs. suite